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B
& B Guide du Languedoc 2007
LANGUEDOC
ROUSSILLON
Le Languedoc...
Occitania ! La Belle, la Sauvage, toujours
Rebelle, jamais soumise, dont l’histoire
remonte à l’homme de Tautavel,
en passant par les Grecs et les Romains
jusqu’aux Templiers établis
sur ce Larzac….Templiers qu’elle
a eu le courage de défendre contre
les obscures forces militaires du Nord…L’Occitania
est restée rebelle et révoltée
jusqu'à son rattachement à
la France, à travers tous ses combats
contre l’oppression royale...lors
de la croisade contre les Albigeois qui
anéantira un peuple et une expression
religieuse somme toute bien tranquille…lors
de la révolte des camisards, lors
des révolutions de 1848, 1870, 1907
…Bref, tout fut bon pour marquer son
refus du mépris de « ceusses
» du Nord, comme on dit avec cet accent
particulier qui prend sa source dans le
bon vin, le thym, le romarin et les oliviers,
cette garrigue si belle, si attachante..!
Au XIe s., cette région, le Languedoc-Roussillon,
apparentée souvent à la Corse,
au Pays Basque ou à la Bretagne pour
son indépendance et sa liberté,
dont le nom vient de l’occitan «
Lingua d’Oc », (10 millions
d’occitans la comprennent), était
culturellement et commercialement très
en avance sur les pays d’Oïl.
A l’époque ou les barbares
du Nord se cherchaient querelles dans d’interminables
luttes intestines, le Sud était déjà
riche spirituellement, intellectuellement
et financièrement.
Carrefour entre l’Espagne et l’Italie,
elle fut présente par sa culture,
son ouverture d’esprit, sa tolérance,
(la Faculté de Médecine de
Montpellier fut la première à
accepter des étudiants étrangers).
A la cour de Jacques Cœur, au XIIIe
s., se retrouvaient troubadours, poètes
et poétesses. On peut voir son hôtel
particulier, superbement conservé,
rue Jacques Cœur, dans le vieux Montpellier.
N’oublions pas que Michel de Nostredame,
plus connu sous le nom de Nostradamus, fit
ses études à Montpellier.
A la croisée des chemins, entre l’est
et l’ouest, le commerce fut favorisé
par les ports se situant, à cette
époque, à Aigues-Mortes (d’où
St Louis s’embarqua pour les Croisades),
et aux Saintes Maries de la Mer, fief des
gitans lors des fêtes de Sainte Sarah.
.
Du bord de mer aux contreforts des Cévennes,
avec le Pic St Loup en point de mire, s’étendent
des plaines de vignes, de garrigues, d’oliviers
et de productions fruitières. Vignobles
très riches par le passé,
la région a perdu la qualité
de ses vins au moment de l’arrachage
des ceps de qualité au profit de
la quantité. Aujourd’hui il
reste quelques petites exploitations viticoles
familiale, tel le vignoble Daumas-Gassac,
à Aniane, le Picpoul de Pinet ou
le rosé de Corconne.
Le Fief du Languedoc-Roussillon, Montpellier
la fière, la tête pensante
de la région, intellectuelle par
essence, (1/4 de la population est représentée
par les étudiants venant de toute
les parties du monde), la bourgeoise, voire
même la noblesse par quelques familles
à particules, est en opposition à
sa sous-préfecture, Béziers,
la viticole, la rurale, et Lodève,
qui fut au temps de Louis XIV, une cité
riche de par ses filatures de soies, ou
se servaient la Manufacture de France. Métiers
tombés en désuétude
après l’expansion industrielle
des usines de filature, la ville est devenue
très pauvre.
Sous ces airs de jovialité, l’Occitan
a gardé, de ses souffrances passées,
des moqueries incessantes d’un nord
pour son accent chantant, un caractère
parfois un peu froid, hautain voire méfiant.
Il faut s’avoir l’apprivoiser
et accepter d’aller « se taper
le pastis » avec lui, comprendre la
galéjade et la tranquillité
de vie inhérente au climat et à
ses ascendances de l’Orient.
Sa sœur occidentale, la superbe Catalogne,
se situait jusque dans le Roussillon ; ce
nom vient de la pierre ocre rousse que l’on
trouve partout , la frontière est
sensible et même si elle à
reculé il y a 3 siècles, dés
qu’on la passe on est ….ailleurs
! Perpignan vécut longtemps dans
l’ombre de Barcelone, après
son rattachement à la France en 1659,
trois siècles de francisation forcée
ne lui ont jamais fait couper ses racines.
Les catalans sont fiers, têtus, libres
et chaleureux comme tous les méditerranéens
avec ce petit quelque chose en plus, qui
font de cette région un endroit à
part. Leur langue est une transition entre
le Castillan et l’ Occitan.
En résumé, en Languedoc-Roussillon
on parle trois langues, le français,
l’occitan et le catalan. Enseignées
à l’école, entendues
à la radio, il y a même un
journal télévisé régional
en occitan.
La construction du grandiose viaduc de Millau,
permet aujourd’hui de relier le sud
au nord plus facilement et plus rapidement.
Ce « pont » porte bien son nom,
car il relie deux régions parfaitement
antinomiques et qui furent, autrefois ennemies.
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